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sur ce blog nous vou parlerons des jeu vidéo sortit résumer et biensur la note
alors bonne visite et lache tes co
ms

# Posté le mercredi 28 mars 2007 05:19

Virtua fither 5

Virtua fither 5
Il fallait à Sony un jeu de combat percutant pour soutenir dignement le lancement de sa nouvelle console, et c'est finalement en direction de Sega que le constructeur s'est tourné pour s'assurer que la PS3 soit la première à accueillir le cinquième Virtua Fighter. Les nouveaux acquéreurs pourront donc y jouer en exclusivité durant quelques mois avant que le titre ne soit disponible dans sa version Xbox 360, et il s'agit sans aucun doute d'un des meilleurs softs du lancement PS3.

Trop à l'étroit dans
le milieu privilégié des salles d'arcade où le titre s'est forgé une réputation qui n'est plus à prouver, Virtua Fighter 5 se voit logiquement porté sur PS3 et profite des capacités de la machine pour parader dans une version qui n'a techniquement pas grand-chose à envier à l'original. Le soft est une véritable tuerie visuelle qui se laisse regarder avec d'autant plus de plaisir que la modélisation des personnages atteint maintenant des sommets en matière de réalisme. Les textures faciales et épidermiques sont tout simplement bluffantes, accentuant au maximum les ruissellements de sueur, l'apparition des veines saillantes, le mouvement des rides et l'expressivité des visages. Le studio AM2 maîtrise parfaitement son sujet et nous offre un travail impressionnant avec ce cinquième épisode, pas seulement en ce qui concerne les combattants mais aussi pour ce qui est de l'élaboration des décors dont la beauté n'a d'égal que leur caractère dépaysant. Les replays permettent d'ailleurs d'apprécier au maximum cette performance graphique, et on se félicite de trouver dans le jeu la possibilité de sauvegarder ses propres vidéos.

L'
artiste contre le guerrier.A l'occasion de ce cinquième volet, on retrouve avec nostalgie les principaux belligérants de la série, des plus anciens (tels Akira Yuki, Pai Chan ou encore le ninja Kagemaru), aux plus récents que sont Goh Hinogami ou Brad Burns, apparus dans Virtua Fighter 4 Evolution. Le soft dévoile ainsi un total de 18 personnages, Dural étant la seule à débloquer. Parmi ceux-ci, seuls deux s'avèrent réellement inédits et méritent donc à juste titre d'être présentés ici. Commençons par Eileen, une jeune adepte du Kou-Ken, un style de combat hérité de Chine qui n'est autre qu'une variante de kung-fu inspirée des mouvements du singe. Cet art lui aurait été inculqué par son grand-père l'ayant élevé après le décès de ses parents. La jeune Eileen a pu ensuite perfectionner son style de combat en oeuvrant dans une troupe d'opéra de Beijing, et aspire maintenant à rencontrer la fameuse Pai Chan qu'elle admire pour ses exceptionnels talents de combattante. Le deuxième personnage inédit de Virtua Fighter 5 est un solide gaillard qui se fait appeler El Blaze et porte un masque tape-à-l'oeil qui met parfaitement en valeur son regard intimidant. D'origine mexicaine, El Blaze est un adepte du Lucha libre et offre une bonne alternative à Wolf Hawkfield, le catcheur attitré de la série.

Le dojo est encore le meil
leur endroit pour se perfectionner.Maintenant que les présentations sont faites, voyons ce que ces charismatiques individus nous réservent en matière de combat, puisque c'est une fois de plus pour des raisons purement belliqueuses qu'ils se trouvent réunis à l'occasion de cet épisode. Avant toute chose, il peut être bon de souligner qu'à l'instar de ses prédécesseurs, Virtua Fighter 5 ne mise en aucun cas sur le grand spectacle pour s'attirer les faveurs du public. Le soft se révèle pourtant bien plus riche dans son gameplay que n'importe lequel de ses concurrents, même si sa profondeur démesurée ne s'apprécie pleinement qu'à force d'entraînement, et au prix de beaucoup de patience et de pratique. Des conditions qui peuvent légitimement rebuter tous ceux qui n'ont pas envie de consacrer tout leur temps à un simple jeu de combat, mais qui ont fait de cette série la préférée des spécialistes du genre pour qui elle constitue depuis longtemps la référence ultime en terme de baston. Virtua Fighter 5 a donc le mérite d'offrir un gameplay à la fois réaliste et technique, dans le sens où les gestes effectués par les combattants ne sont jamais excessifs. Alors même si les coups les plus difficiles à réaliser n'ont pas la prétention d'impressionner le joueur habitué à la démesure d'un Soul Calibur, ils témoignent du respect mis dans la crédibilité et la fidélité relatives aux différents styles de combat représentés dans le jeu.

Gravissez les échelons en mode Quête.Des st
yles qui couvrent un éventail tellement large qu'on ne peut que trouver chaussure à son pied parmi la liste des personnages proposés. Entre le catch, le judo et le kick-boxing, en passant par toutes sortes d'arts martiaux plus ou moins répandus à travers le monde, le jeu comporte vraiment des styles de combats très diversifiés qui prouvent que les développeurs se sont efforcés de rendre justice à chacun d'entre eux pour prouver que le combat est un art à part entière. Le vénérable Shun Di est toujours là pour vanter les mérites de la technique de l'homme ivre, tandis que le moine Lei-Fei fait l'éloge du combat gracieux au moyen de son shaolin kung-fu. Le force brute n'est pas oubliée non plus, comme en témoigne la présence du violent Jeffry, mais la balance entre les différents personnages est suffisamment bien dosée pour ne pas qu'il y ait de déséquilibres entre eux. Si le gameplay reprend très fidèlement la formule des derniers épisodes en date, on notera par rapport à Virtua Fighter 4 l'introduction d'un nouveau système d'esquives avec lequel il faudra se familiariser. Pour le reste, libre à vous de recourir à tous les mouvements mis à votre disposition pour vaincre votre adversaire. Sachant que sont autorisées toutes sortes d'attaques sautées, arrières et basses, sans oublier les prises d'appui sur les murs et un éventail impressionnant de projections, on ne peut pas dire que ce sont les possibilités de gameplay qui manquent. Ajoutez à cela les techniques accessibles en adoptant des postures précises et propres à chaque personnage, et vous obtenez un jeu de combat ultra complet dont le seul tort est de tout miser sur une technicité effrayante.

En plus des replays, v
ous pouvez sauvegarder vos propres vidéos.Le menu principal donne accès aux modes de jeu caractéristiques de la série, à l'instar du Dojo où l'on peut travailler ses coups de façon libre ou en suivant un ordre imposé. Ce mode aurait cependant gagné à proposer une interface plus conviviale pour aider le novice à se familiariser avec les astuces de combat de manière plus didactique. Le mode Personnaliser est l'endroit où vous pourrez dépenser votre argent dans l'achat d'accessoires et de tenues n'ayant d'autre intérêt que de modifier l'apparence du personnage que vous utiliserez ensuite dans les autres modes. Ces paramètres comprennent notamment différents emblèmes, signatures et autres coupes de cheveux qui feront forcément toute la différence lorsque vous vous lancerez dans l'enfer du mode Quête, gros morceau du jeu. Ce mode hérité du volet précédent n'est d'ailleurs pas sans rappeler la Carrière d'un Virtua Tennis, puisqu'il permet d'accéder à une carte depuis laquelle vous pouvez choisir les salles d'arcade virtuelles dans lesquelles vous allez défier les autres concurrents.

Encore une victime du Ring
Out.Jouable en solo, le mode Quête offre une marge de progression intéressante dans le sens où vous êtes libre de choisir le niveau de vos opposants dans le but de gagner de l'expérience pour atteindre le rang de 1er Dan. Le nombre de victoires et de défaites est pris en compte, et vous pouvez consulter à tout moment le pourcentage indiquant ce qu'il vous reste à découvrir. Autant dire qu'il vous faudra du temps avant d'acquérir la totalité des emblèmes, déverrouiller les dernières tenues et rencontrer tous les adversaires du mode Quête. On regrettera quand même qu'aucun mode online n'ait été prévu, d'autant que le multijoueur se résume à des affrontements traditionnels en Versus. Pour finir par le plus évident, le mode Arcade vous oppose à une série d'adversaires successifs jusqu'à la confrontation inévitable avec Dural. En conclusion, difficile d'être déçu par ce Virtua Fighter 5 qui impressionne autant par le fond que par la forme. Parce que le côté élitiste du gameplay peut rebuter, on aura tout de même tendance à déconseiller ce titre aux joueurs occasionnels qui seront peut-être étonnés par son manque de démesure et d'accessibilité. Les plus motivés n'ont en revanche aucune raison d'hésiter à franchir le pas pour découvrir le dernier cru des studios AM2.

Note 17/20

# Posté le mercredi 28 mars 2007 05:23

need for speed

need for speed
Need For Speed effectue donc un léger retour en arrière cette année avec la renaissance des courses nocturnes, théâtre idéal pour mettre en valeur les formes et les couleurs flashies de bolides customisés à souhait. Une ambiance très proche de NFS Underground même si les kilomètres avalés se situent cette fois dans Palmont City, une ville nichée dans des collines californiennes dont les contours sont fait de routes étroites et sinueuses le long de ravins que tout pilote chevronné se doit d'éviter. Le scénario du jeu est quant à lui lié à Most Wanted puisque nous incarnons le même pilote qui, de retour en ces lieux qu'il a brutalement quittés avant d'aller s'imposer à Rockport, va devoir faire face à une configuration nouvelle, composée d'équipes de furieux, pas forcément ravis de son come-back. Une histoire que l'on suit de près durant le mode carrière, intérêt majeur de ce titre. De manière très classique et proche d'un GTA-like, les objectifs principaux seront de remporter un maximum de courses afin de contrôler petit à petit chacun des quartiers de Palmont City en profitant des nombreuses relations dont on dispose ça et là. Guidé par une Emmanuelle Vaugier à la fois protectrice, mystérieuse et minée par des évènements passés, vous voici prêt à conquérir de nouveaux territoires, volant et levier de vitesses en mains.

Très colants, les flics sont un peu moins à l'aise au moment de vous serrer définitivement.Le jeu s'appuie sur quelques nouveautés intéressantes. La première d'entre elles est la constitution d'une équipe de pilotes qui, associés à vos performances, vont tout mettre en oeuvre pour vous aider à gagner des courses en vous facilitant la tâche. Il y a trois types d'équipier. Le bloqueur tout d'abord. Comme son nom l'indique, son objectif va être de bloquer les autres concurrents afin que vous puissiez vous échapper et ne pas avoir à jouer constamment des coudes pour conserver votre position. L'éclaireur ensuite. Il connaît chaque raccourci de chaque portion de route et, en passant devant vous, vous indique par quel chemin passer afin de gagner de précieuses secondes. Enfin, l'aspiros. Son objectif est de vous aider à atteindre des vitesses folles en se postant juste devant votre nez pour que vous profitiez de l'aspiration. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ils sont à l'opposé de gadgets inutiles dont on ne se sert qu'une fois pour en tester l'efficacité. Quasiment indispensables, ils répondent à chacune de vos sollicitations si leur position le leur permet. Il suffit d'appuyer sur la touche équipier pour profiter de leurs compétences et entrer en contact avec eux. En fonction du déroulement de la course, ils vous préciseront leurs possibilités et vous rendront compte de leur efficacité. Evidemment, une jauge équipier limite le nombre de leurs interventions mais celles-ci sont assez fréquentes pour vous rendre service et faire tourner la course en votre faveur.

Les stickers sont légion dans N
FS, et ce n'est pas près de changer.Le reste de la progression se fait simplement. A travers des courses simples, en contre-la-montre, de radars, de drift ou en checkpoint, on gagne au fur et à mesure en réputation et permet à son équipe (dont le nom et le logo sont personnalisables) de contrôler des territoires. Evidemment, rien n'est jamais acquis et c'est aussi sur le bitume que les équipes ennemies (possédant une couleur majeure pour s'identifier) vont vous attaquer afin de prendre ou de reprendre possession de l'un de vos territoires. A côté de cela, le concept de boss présent dans Most Wanted n'a pas été oublié puisqu'il faut, à plusieurs reprises, asseoir sa domination en mettant hors d'état de nuire des leaders d'équipes. Cela se fait en trois actes. Le premier en ville, dans une course somme toute classique. Les second et troisième dans le canyon Carbon. A tour de rôle et sur le même tracé, l'un des deux pilote passe en tête et se doit, tant bien que mal, de conserver sa place tout en distançant au maximum son adversaire. Au final, c'est celui qui réussit le plus à coller le leader qui l'emporte. Il est également possible d'abréger les courses en doublant le premier ou en le poussant à la faute dans le ravin. Suite à une victoire, on se retrouve face au traditionnel tirage de cartes qui permettra de remporter du cash, des cartes spéciales (comme une sortie de prison par exemple) ou encore la carte grise du perdant, histoire d'agrandir sa collection de voitures.

Oui, c'es
t bon, le coup du regard... Tout le monde connaît, ça devient ringard là...Une collection que l'on entretient dans son garage en boostant les performances de ses protégées ou en modifiant leur aspect extérieur. C'est là qu'intervient une autre nouveauté : l'autosculpt. Un mode tuning très poussé, sans doute le plus poussé qu'il nous ait été donné de voir, tous types de jeux confondus, quel que soit le support. En plus de pouvoir acheter et modifier des jantes, des pare-chocs, des bas de caisse, des capots, des spoilers et des échappements, il est possible de les modeler à sa manière grâce à un outils très précis décomposant chaque zone de chaque pièce pour que l'on puisse créer des formes et de les incliner à sa convenance. Bien sûr, les vinyles, la peinture de la voiture ou des jantes, les vitres teintées et les gardes au sol peuvent être customisées. Au niveau du moteur, de nombreux kits sont disponibles et donnent accès à des évolutions différentes au niveau du comportement de la voiture, de son accélération et de sa vitesse de pointe. La transmission, les suspensions, la nitro, les pneus, les freins et le turbo passent tour à tour par la case modifications. Rien ne vous empêche cependant de vous rendre directement chez l'un des concessionnaires de la ville et d'acheter une nouvelle voiture grâce aux sommes conséquentes accumulées suite aux victoires en courses. A partir de là, trois types de modèles seront disponibles : muscle, tuning et exotic. De nombreuses marques sont au rendez-vous : Alfa-Roméo, Audi, Aston Martin, BMW, Chevrolet, Chrysler, Dodge, Ford, Koenigsegg, Lamborghini, Lexus, Lotus, Mazda, Mercedes, Mitsubishi, Nissan, Pagani, Porsche, Renault, Subaru, Toyota, Vauxhall ou encore Volkswagen.

Les duels
dans le Canyon Carbon sont très intenses et souvent très relevés.La carte du jeu est quant à elle bourrée d'informations en tous genres. Grâce aux spécialités de vos équipiers (indic, mécano ou bricoleur) et aux différentes icônes dispersées aux quatre coins de la ville, vous l'utiliserez pour échapper aux forces de l'ordre, particulièrement coriaces dans cet épisode. Une police qui a mis de côté ses mauvaises habitudes prises dans Most Wanted consistant à ne faire que suivre le fugitif, sans tenter quoi que ce soit. Cette fois, le nombre de voitures appelées en renfort pour vous barrer la route est beaucoup plus conséquent. Un nombre qu'il est possible de diminuer en multipliant les combos sur les véhicules de police entièrement destructibles, proposant une modélisation des dégâts poussée et réaliste, contrairement aux voitures du joueur qui ne subissent les effets d'accidents que sur la peinture ou les vitres. Les poursuites durent en moyenne de longues minutes et s'évader n'est pas une tâche aisée. C'est le moment idéal pour faire parler le supercontrôle, sorte de bullet-time permettant de ralentir considérablement l'action afin de se faufiler aux meilleurs endroits, notamment pour éviter des barrages ne laissant que peu d'espace. Si l'apparition des flics fait suite à une course quelconque, vous pourrez compter sur vos équipiers pour distraire certaines voitures de police et vous faire ainsi oublier.

Le drift est de retour.Dans son g
ameplay, en dehors de l'utilisation d'équipiers pendant les courses, Need For Speed n'a pas changé. Evidemment arcade, le pilotage des courses classiques se fait simplement, en ne freinant quasiment jamais et en utilisant les meilleurs raccourcis pour se défaire d'une IA irrégulière, ayant du mal à vous distancer mais parvenant régulièrement à venir à vous recoller, en dépit d'un pilotage parfait. Ce sont donc les courses de drift qui amènent un peu de fraîcheur dans une jouabilité n'évoluant quasiment plus depuis plusieurs années. Le drift exige que vous fassiez partir la voiture en dérapage pour voir le compteur de points d'affoler. Plus le dérapage est long, plus les points engrangés seront multipliés. A chaque touchette un peu trop brutale sur une rambarde, les points accumulés par le drift en cours sont perdus. Là où le drift prend toute son ampleur, c'est dans le canyon, sur ses routes étriquées et ses épingles à cheveux si compliquées à négocier. On est alors contraint de prendre de gros risques puisque la vitesse à laquelle sont effectués les drift influe sur le résultat final mais dépasser 150 km/h devient rapidement un pari insensé tant il compliqué de rectifier une mauvaise trajectoire et d'éviter de tomber dans le ravin. Tout cela rend les courses les plus importantes stressantes et vraiment jouissives, procurant un plaisir de jeu que les prédécesseurs n'avaient pas atteint. On accroche vite et on parvient difficilement à lâcher la manette.

Il est simple de se constit
uer rapidement un garage digne de ce nom.Le mode carrière n'est pas la seule attraction du jeu. Celui-ci propose également des courses simples, de nombreux défis mais également un Mode Online à partir duquel on peut accéder à des courses exclusives comme le seul contre tous (un joueur échappe à une armée de forces de l'ordre contrôlée par d'autres joueurs) ou l'élimination-poursuite (le dernier pilote à la fin de chaque tour devient flic et doit ralentir les autres pilotes). Evidemment, des courses personnalisées peuvent être créées sur les différents serveurs. Des points d'expérience se gagnent alors, quelle que soit la course, utiles pour progresser sur le Online. Seul ou en multi, Need For Speed Carbon est au final une bonne surprise puisqu'il s'avère suffisamment différent des Underground et novateur en matière de gameplay pour séduire les initiés comme les néophytes, s'appuyant sur des possibilités de tuning très poussées, une jouabilité très accessible et un mode carrière prenant. En revanche, l'utilisation de nitro peine à prouver son utilité malgré un choix varié de bonbonnes (classées en fonction de leur puissance et de leur durée). Un détail cependant

Note:16/20

# Posté le mercredi 28 mars 2007 05:25

Def Jam

Def Jam
Après deux sorties de luxe, Def Jam, le jeu de combats de rappeurs, fait son come-back sur le devant de la scène tel un Michel Polnareff boosté aux amphétamines. Le bougre a même décidé de se servir des manges-disques les plus puissants du marché pour fêter l'événement. C'est donc la Playstation 3, casaque noire, porte-jarretelles gris métallisé, et la Xbox 360, marcel blanc et collier vert fluo qui se proposent aujourd'hui pour faire rugir votre sono et martyriser votre sonotone.

Def Jam avait fait
figure d'ovni lors de sa sortie en 2003, mais le titre, fort de son système de combat riche et de son univers underground fort réussi, avait su se forger une place dorée dans le coeur de nombreux joueurs avides de sensations fortes. Un an plus tard, sa suite, Def Jam Fight For NY enfonçait le clou platiné en affinant un gameplay déjà bien rodé et en donnant un peu plus d'ampleur aux combats des rappeurs. Def Jam : Icon a donc la lourde tâche de succéder à deux très bons jeux et espère faire aussi bien, sinon mieux que ses illustres aînés. Sans plus attendre, je vous propose de plonger avec moi dans cet univers violent, où les coups s'échangent en rythme avec les beats enragés des artistes du label Def Jam.

Dan
s nos corps-à-corps, on a souvent joué sur les mêmes accords...Dans les lignes qui suivent, je m'attacherai principalement au mode de jeu principal du soft : Monter Un Label. Les autres modes n'offrant simplement que la possibilité d'affronter le rappeur de votre choix dans votre arène favorite, ou encore de vous entraîner contre un adversaire dont vous aurez réglé l'agressivité au préalable, voire même contre un pote consentant. Bref, vous l'aurez remarqué, les bastons de Def Jam : Icon ne s'en tiennent cette fois qu'au face-à-face entre deux combattants relativement célèbres, pas plus. Notons également la présence du mode Mixtape, exclusif à la 360, et dont je parlerai plus tard. Mais revenons à nos moutons. Le mode Monter Un Label fait donc office de campagne et vous propose de créer votre propre avatar à l'aide d'un éditeur assez performant. Suite à une échauffourée dans un bar, le grand manitou d'un label de disques vous remarque et vous offre un job dans son business.

L'environnement vous
en veut, et cela se voit.Dès cet instant, vous disposerez de votre propre appartement, aussi bien entretenu que de vieilles toilettes publiques d'ailleurs. Cette antre nauséabonde deviendra pourtant bien vite le centre névralgique de toutes vos activités. C'est là que vous pourrez consulter vos emails, changer de fripes, gérer votre compte en banque ainsi que votre politique commerciale en tant que jeune producteur d'albums. Si dans un premier temps votre boss n'hésitera pas à vous offrir gracieusement quelques deniers, afin que vous puissiez refaire votre look et amorcer votre chemin vers la frime et le bling, il faudra bientôt vous rendre utile. Votre job, c'est de veiller à ce que les artistes du label fassent bien leur boulot, ne soient pas dérangés par des détraqués ou des émissaires d'autres sociétés venus pour les intimider, et bien sûr de faire signer d'autres rappeurs. Plus vous vous rendez utile, plus le boss vous permettra de prendre une part active dans les affaires du label, jusqu'à ce que vous puissiez gérer vous-même vos propres artistes. Cela dit, l'aspect gestion de Def Jam : Icon est en fait très limité. On pourra certes choisir d'investir dans quatre domaines spécifiques, à savoir le marketing, la production de disques en elle-même, la diffusion radio et les apparitions TV, mais dans l'absolu, plus vous investissez, plus vous empochez de billets verts. Un peu de bon sens suffit largement et cet aspect du titre n'apparaît finalement que comme une étape nécessaire à la progression, mais franchement anecdotique et même creuse.

C'est par l'int
ermédiaire de votre ordinateur que vous recevrez vous nouvelles missions.Non, le véritable intérêt de Def Jam : Icon réside presque exclusivement dans la manière dont vous vous acquitterez de vos tâches sur le terrain. Ah ça y est, réjouissez-vous, je vais enfin vous parler mandales, dents qui volent, sueur et hématomes. Si comme moi, vous aviez toujours rêvé de mettre Sean Paul sur le carreau, c'est l'occasion, car le jeu offre toujours son comptant de véritables rappeurs, modélisés avec classe et immédiatement reconnaissables. Malheureusement, il semblerait bien que Def Jam ait perdu de sa superbe en ce qui concerne les mécanismes de combat. Ici, point d'armes, de mouvements éclairs ou de customisation de votre manière de distribuer des calottes. Seuls six styles de combats différents sont accessibles et si on pourra tous les débloquer au fur et à mesure de notre progression, on ne pourra en choisir qu'un seul avant chaque empoignade. Sachez de plus que la palette de coups offerte par le jeu est moins étendue que dans les précédents épisodes, même si l'on disposera tout de même d'une bonne série de coups rapides, de coups puissants, de provocations à utiliser juste avant de coller une mandale afin d'en augmenter la puissance, de projections ou encore de prises qui nous confortent dans l'idée qu'on est mieux sur un divan que sur le tatami.

Ce vol
, à destination d'Honolulu, prendra approximativement 12 heures et 37 minutes...En fait, cette réduction des possibilités de combat direct s'est faite au profit de l'apparition d'un nouvel élément de gameplay, censé faire office de compensation, que dis-je d'enrichissement de l'expérience. Il s'agit de la capacité d'interagir avec la musique du soft et de s'en servir comme d'une arme. Avant le combat, chaque rappeur se doit de choisir son morceau fétiche, parmi une sélection de 26 titres, issus des cerveaux féconds des artistes de Def Jam, et que les possesseurs de 360 pourront étoffer à l'aide de leur propre sélection de MP3 dans le fameux mode Mixtape. On disposera alors de deux attaques, déclenchables en pressant la gâchette de gauche et en effectuant des mouvements spécifiques avec le ou les sticks analogiques. La première consiste à remplacer le morceau de départ (généralement celui de votre adversaire) par le vôtre et ainsi bénéficier d'un léger bonus d'efficacité. La seconde, de loin la plus intéressante, s'apparente au scratch et vous permettra d'interagir avec les éléments du décor. Chaque lieu de combat, qu'il s'agisse d'une boîte de nuit, d'un appartement chic, d'un studio d'enregistrement ou d'une station essence, comporte des zones à risques, identifiables par des sortes de pulsations, où des objets du décor peuvent se disloquer ou exploser au rythme des beats de la musique. Si vous parvenez à projeter ou amener, un adversaire dans une de ces zones, puis à user de la technique du scratch au bon moment, le pauvre subira alors une attaque dévastatrice et spectaculaire. L'influence de la musique est donc importante, mais pas autant que votre connaissance des arènes de combat.

Réflechissez b
ien lorsque vous investissez, vous ne pourrez ensuite plus rien changer.Sachez de plus que ces attaques environnementales plutôt que musicales, sont de loin les plus efficaces de Def Jam : Icon, et qu'au final, elles déséquilibrent et simplifient sans doute trop les combats. L'enchaînement de super combos de la mort qui tue passe au second plan, et tous nos actes ne sont orientés que vers un seul et unique but : réaliser le mouvement roi du soft, j'ai nommé la projection. On s'approche de l'adversaire, on lui colle deux ou trois mandales et dès que possible, on l'envoie valdinguer sur des baffles explosives, une pompe à essence, le rotor d'un hélicoptère, etc. Si on est souvent tenté de rendre notre approche plus subtile, on constate bien vite que l'I.A. elle, ne se privera pas de ces attaques, et que si vous voulez avoir une chance de victoire, du moins en difficulté normale ou élevée, il faudra constamment recourir à ce procédé. Du coup, l'aspect le plus intéressant du jeu se transforme en inconvénient majeur, simplement du fait de sa surexploitation. Ainsi, les combats de Def Jam : Icon se parent rapidement d'une certaine lourdeur assassine et finissent par lasser.

De véritables
gueules d'amour.Pourtant, visuellement, le soft est une réussite. Au point qu'on pourrait se demander si la série des Def Jam n'est pas en train de vendre son âme pour une couche de bling un petit peu trop prononcée. Les rappeurs, au nombre desquels on pourra trouver Fat Joe, Redman, Sean Paul, Bun B et bien d'autres, sont tous superbement modélisés et animés. Les mouvements ont du style, et sont bien souvent sublimés par une caméra dynamique et généralement bien placée. Par défaut, le jeu n'affiche aucune barre de vie et seule l'application de filtres sur l'image vous permettra d'évaluer l'état de votre guerrier mélomane. Bon les hématomes aussi mais c'est moins classe. Enfin, les basses de chaque morceau font onduler les décors, peut-être trop peu nombreux, et offrent au spectateur un show de grande qualité, surtout en HD. Bref, Def Jam : Icon est un bon jeu, mais malgré sa plastique superbe, on ne pourra s'empêcher de constater que les nouveaux mécanismes de jeu, trop simplistes, ont fini par déséquilibrer le solide gameplay de la série et à le rendre moins riche. Dommage.

Note :14/2
0

# Posté le mercredi 28 mars 2007 05:26

motorstrom (sur ps3 unicement)

motorstrom (sur ps3 unicement)
Personne n'y avait vraiment pensé mais des courses dans la gadoue, au milieu du désert, et entre une armada de véhicules en tous genres, chargés à souhait d'un turbo qui a tendance à faire monter la température, c'est un théâtre idéal pour un festival d'accrochages musclés et d'accidents spectaculaires. Un spectacle qui passe par une animation d'une irréprochable fluidité. Et en la matière, MotorStorm est très efficace.

Affirmons-le
d'entrée, Motorstorm est un jeu de courses dont la singularité et les dissemblances avec des titres un peu plus classiques lui permettent de réinventer quelque peu le genre et de s'imposer sans mal comme l'une des principales distractions du line-up de lancement de la PS3 sur le vieux continent. Une bonne idée tout droit venue d'Evolution Studios qui avait entamé son teasing tambour battant, il y a un peu moins de deux ans, en tentant, parfois avec succès d'ailleurs, de nous pousser à croire au fait que cette magistrale vidéo dévoilée lors de l'E3 2005 était un avant-goût de ce que donnerait le jeu in-game. Evidemment, le résultat n'est pas aussi probant et les joueurs peuvent faire une croix sur une vue intérieure qui semblait justement indispensable à ce genre de titre, multipliant les jets de terre, de boue et de poussière sur le champ de vision du joueur. Toutefois, et malgré quelques défauts handicapants et souvent très frustrants au niveau du gameplay, voilà un jeu qu'on associera volontiers à une démonstration de ce que la machine est capable de faire en terme d'animation.

Les tracés proposent souvent de no
mbreux chemins différents pour boucler un tour.Motorstorm, c'est une communauté de barbares du volant qui ont décidé d'investir une zone désertique répondant au nom de Monument Valley, un lieu réel, entièrement capturé rien que pour l'occasion. Faite de rochers, de falaises et de grandes vallées poussiéreuses au plus haut point, cette localité est à la base, vous le devinez, plutôt destinée à être parcourue par des 4x4 solides et conçus pour répondre aux exigences des courses qui sont une véritable souffrance pour toute mécanique. Pourtant, on trouve ici une variété non négligeable au niveau des bolides destinés à faire le spectacle, davantage à travers des crashs que des performances de haut vol d'ailleurs. Buggies, motos, camionnettes, camions, voitures de rallye, quads et donc 4x4 se retrouvent tous ensemble, avec leurs forces et leurs faiblesses, à se battre pour la victoire. Ainsi, les petits gabarits profitent de leur facilité à se faufiler pour emprunter des axes rétrécis alors que les plus lourds usent de leur poids pour écarter la concurrence à coups de volants brutaux. En parallèle, les deux-roues et les quads sont beaucoup plus sujets à souffrir du dénivelé du tracé alors que les autres peineront à accélérer ou à réaccélérer sur un terrain glissant et souvent pentu. Il est donc important de connaître le comportement de sa monture afin d'y adapter une manière de conduire et de suivre un itinéraire approprié puisque, ne l'oublions pas, rarement un titre aura proposé autant de petits chemins et raccourcis divers sur une même course.

De
vieilles plaques en tole jouent le rôle de tremplins. Seulement, attention à ce qu'il y a derrière.Un certain sens tactique est donc une qualité qu'il faut posséder pour mettre toutes les chances de son côté de bien figurer dans MotorStorm. A côté de cela, le gameplay se veut très simple à prendre en main puisqu'il n'est quasiment jamais question de freinages. La petite subtilité qui change tout se situe au niveau de l'accélération et des moments choisis pour déclencher le turbo. Tout au long des courses, le joueur doit trouver le bon timing et jouer, c'est le cas de le dire, avec la touche de turbo. D'une part parce qu'elle est illimitée et accessible après seulement quelques secondes et d'autre part parce qu'elle influe sur la température du moteur. En ce sens, une jauge indicative est située en bas à gauche de l'écran et sert de mesure de la température atteinte. Si on a la main trop lourde, elle commence à clignoter et finira par faire tout simplement exploser le moteur du véhicule si le joueur ne relâche pas la touche dans l'immédiat. Mais le gros point fort de ce turbo, c'est qu'il peut servir à autre chose qu'à accélérer ou à profiter d'une ligne droite pour remonter un peloton bien difficile à doubler dans de petits espaces. Il peut, dans le cas d'un dérapage dans un virage serré, vous remettre dans l'axe de la piste et éviter ainsi au bolide d'être déporté sur le côté et, au pire, crashé contre un rocher. C'est aussi un excellent moyen de se défaire d'une prise en sandwich, péché mignon de l'IA, entre deux concurrents plus lourds et forcément très compliqués à bouger.

Graphiquement, le jeu offre une profondeur de champ particulièrement intéressante.Tout ceci débouche donc sur des courses extrêmement prenantes et variées dans lesquelles aucun type de véhicule n'est à sous-estimer. Malgré un type de pilotage clairement propre à chacun des bolides, les chances de remporter la course sont les mêmes pour tous et ce, sur n'importe quel tracé. Cependant, s'il fallait ne retenir que deux qualités à MotorStorm, je choisirais sans hésitation aucune l'exceptionnelle animation générale et l'IA la plus humaine jamais vue dans un jeu de courses. D'un côté, nous avons donc chaque partie des véhicules animée indépendamment des autres, afin de ressentir le poids des carcasses et de profiter d'une modélisation des dégâts très poussée. De l'autre, Evolution Studios a fait un travail de titan pour rendre les courses attractives du début à la fin, par l'intermédiaire de concurrents déjantés aux innombrables réactions, multipliant le bon pilotage comme les accidents facilement évitables. Le tout dans une optique bien précise : proposer du spectacle, rien que du spectacle et voir des véhicules aux quatre coins de l'écran, emprunter des routes et des trajectoires toujours différentes. Pendant que le pilote d'un quad multiplie les gestes obscènes envers des semi-remorques ici, un buggy atterrit d'une falaise voisine là, un 4x4 ne parvient pas à stopper une glissade avant de s'exploser contre un rocher de ce côté et une moto tente de s'élancer depuis un tremplin de l'autre... Cela fuse de partout, pour notre plus grand bonheur.

La
pile est en train de s'effondrer...Toutes ces qualités sont autant de raisons de pester contre des défauts qui auraient pu être évités. A commencer par l'absence d'un repère du circuit. C'est, certes, de bonne guerre, mais se perdre bêtement au milieu d'une course vous fera pester, croyez-le. Autre écart, les soucis provoqués par un certain illogisme au niveau des crashs. Tantôt, vous échaperez miraculeusement à l'explosion en venant plus que chatouiller la paroi d'une falaise, tantôt une seule petite pierre quasiment invisible à l'oeil nu pourra vous propulser à une dizaine de mètres plus loin, vous faisant perdre tout cap et plusieurs places. Pour continuer dans ce qui peut très vite énerver, en mettant de côté les sensations de vitesse un peu justes de manière générale, on se demande parfois quel intérêt peuvent avoir les courses entre camions, tant elles débouchent sur des affrontements lassants, extrêmement lents et sincèrement dénués d'un véritable plaisir de jeu. Enfin, techniquement, même si nous y reviendrons en détail plus bas, on peut être déçu de la qualité des textures plastiques affichées par certains rochers ou des effets de projection de boue, de terre et de poussière, souvent grossièrement modélisés dans le simple but de nuire temporairement à la lisibilité de l'action. Mais au final, ce qui pourra vous faire hésiter au moment de l'achat de MotorStorm, c'est son contenu, vraiment trop maigre et indigne d'une si longue attente...

Voilà le grand fair-play d
es pilotes de quad : des gestes obscènes !On nous avait promis un contenu européen boosté. Résultat : il l'est mais pas suffisamment. Si on hérite bien de l'ajout d'un mode Online (jusqu'à 15 joueurs peuvent s'affronter simultanément), que nos amis japonais doivent avoir en travers de la gorge, le reste du jeu est honteusement limité. Limite au point de ne proposer aucun multi Offline, pas même l'ombre d'un mode deux joueurs... Ce qui est un comble pour un jeu de courses. Il faut donc faire avec un petit mode solo qui, lui aussi, fait l'impasse sur les fondamentaux que sont des contre-la-montre, des championnats ou des défis. La progression se présente sous la forme de tickets composés d'une à quatre courses qu'il faut remporter pour débloquer de nouveaux tickets, et ainsi de suite, jusqu'au 21ème (et dernier ticket). Et c'est tout. Du coup, c'est un sentiment de gâchis qui prédomine tant les possibilités sont nombreuses avec un titre de cette trempe. Reste alors à espérer que le contenu téléchargeable proposé par le Playstation Store saura remédier à ce mal mais cela ne suffira tout de même pas à nous consoler d'une déception de contenu finalement injustifiée et sans doute injustifiable. Ce sera donc à chacun de jauger le niveau final du jeu en fonction de ses exigences en ce qui concerne le fond car pour ce qui est de la forme, difficile de ne pas se laisser séduire par un titre qui a pris des risques. Et il les a bien pris... vous pouver etre toutes machine

Note:15/2
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# Posté le mercredi 28 mars 2007 05:29